Chapitre 18

Remarques sur la stratégie des CEREMOVI et des "Comités" pour réussir la métamorphose.


 La stratégie proposée ici n’est pas un concept idéologique de droite ou de gauche.

Ce n'est  pour le moment qu'une idée originale qui mérite d’être discutée. Elle suppose que les conclusions de la première partie de cet essai ont  été vérifiées par des groupes de recherches internationaux et indépendants, comme mentionné dans l'avant-propos de la deuxième partie de cet essai. Pour l'heure, la question n’est pas de croire qu'il s'agit là d'une bonne ou d'une mauvaise idée, même l’auteur n’a aucune certitude à ce sujet.

La question est de comprendre pourquoi  cette proposition pourrait être une voie possible pour éviter le chaos succédant à un effondrement mondialisé et aider à une métamorphose de notre civilisation. Ceux opposés à ce concept doivent prouver qu'il est sans fondement ou irréalisable ou sans issue.

Quoiqu’il en soit, s'il s'avère qu'un tel effondrement soit hautement probable dans un avenir rapproché, il est souhaitable d'explorer au plus vite toutes les voies possibles de métamorphose de nos organisations sociétales. Rappelons que le chaos qui suivra l'effondrement n’épargnera aucune descendance, aussi bien celle des pauvres que celle des puissants et des grands manipulateurs. Que beaucoup de personnes à la fleur de l’âge ne puissent changer leurs habitudes et abandonner leurs acquis peut se comprendre, mais qu'ils se tranquillisent, le concept des CEREMOVI  et sa mise en application leur donne  la possibilité de finir leur existence sans grand changement, tout en ne sacrifiant pas leur descendance.


Les chances de réalisation de ce projet.

Elles dépendent :

  • de la prise de conscience des problèmes en jeu par les populations  et les élites ainsi que leur  consentement au principe des CEREMOVI et des "Comités". Sans  un signal fort des populations à leurs gouvernements respectifs pour  s’y intéresser les chances de réussites seront très faibles.
  • de la volonté des instances politiques nationales et internationales à accepter le principe des CEREMOVI, à collaborer à leur réalisation et suivre les recommandations édictées par les "Comités" pour la gestion des zones hors CEREMOVI.
  • du nombre de pays développés et émergents, ayant la volonté décrite ci-dessus.
  • de l’acceptation d'une organisation internationale, comme par exemple l’ONU, à soutenir et coordonner le projet.


 Ce projet  n’est pour le moment qu’une idée.

Par métaphore, une idée peut se comparer à une graine. Pour que cette dernière donne une fleur, puis plus tard un fruit, plusieurs conditions doivent être remplies :

  1. Elle doit être plantée au moment favorable à sa germination.
  2. Elle doit être adaptée au terrain et au climat où elle est censée germer.
  3. Elle doit recevoir tout au long de sa croissance suffisamment d’ingrédients nutritifs, d’attention et de protection pour garantir sa maturité.
  4. Pour qu’elle donne un fruit, elle devra être fécondée par la gentille brise de la communication. Pour cela il lui faudra beaucoup d’autres fleurs à proximité (c’est-à-dire d’autres idées qui auront été aussi capables de germer).
  5. Pour que le fruit arrive à maturité et en bonne santé, il faudra veiller à ce qu'au cours de sa croissance, la plante ne soit pas  attaquée par des parasites ou des prédateurs.

Si la graine n’a donné aucun  fruit sain et mur, il y a deux possibilités :

Soit la graine n’était pas bonne, soit au moins une des cinq conditions mentionnées ci-dessus n’a pas été remplie.

En d’autres termes, même bonne, une idée n’est rien si l'on n'a pas les moyens de la faire germer et de la soigner jusqu'à sa maturité. Cette immense tâche n'est pas celle  d'un seul individu. C'est celle d'une population toute entière, compte tenu  des possibilités de chacun et chacune. Nous récolterons ce que nous aurons semé, pour autant que nous aurons su cultiver notre semence.


Toutes les initiatives pour éviter le chaos, associées à un effondrement non contrôlé,  pourraient constituer une superbe mission pour les jeunes et les moins jeunes.

Répétons-le, la stratégie proposée dans cet essai n’est qu’une suggestion, une direction possible à étudier. Il en existe probablement d’autres.  Le problème est que nous n'avons plus le temps de procrastiner en nous perdant dans des polémiques sans fin et stériles. Quelque soit le concept adopté, il devra affronter d’importantes résistances, car toutes les solutions  auront obligatoirement l’incongruité de remettre en question les paradigmes, les croyances et les dogmes les plus profondément ancrés au cœur de nos sociétés. Peut-être que la plus grande difficulté qui se dressera devant ceux prêts à entreprendre quelques choses pour le futur sera l'indifférence et le désintéressement des masses. L'Homme est ainsi fait que l'intérêt qu'il porte sur une menace est d'autant plus faible qu'elle concerne un avenir éloigné. Quand, de surcroît, cette menace ne le touche pas directement mais ne concerne que les générations à venir, éparpillées dans le monde, ce désintérêt devient  encore plus conséquent. Espérons qu’il y ait tout de même suffisamment d’esprits jeunes (rien n'à voir avec l'âge), courageux, visionnaires, réalistes et libres de toute croyance pour s’intéresser à l'avenir de leurs descendances. Les jeunes, actuellement dans la classe d’âge 18- 35 ans, pas encore trop déformés par nos dogmes et nos paradigmes, devraient être particulièrement concernés. Ce sont eux qui seront aux commandes dans 10 -15 ans et qui devront prendre les délicates décisions pour sortir nos sociétés complexes et mondialisées du piège dans lequel elles se sont  fourvoyées.

La jeunesse actuelle devrait trouver là l’occasion unique de faire la plus belle, la plus difficile et la plus incroyable évolution pacifique de toute l’histoire de l’humanité. Jamais il ne lui aura été donné un but aussi noble et aussi enthousiasmant.

Mais il n’y a pas que les jeunes qui soient concernés. Tout ceux qui pensent qu’il est possible de rendre moins sombre l’avenir de l’humanité, qu’ils soient d’accord ou non avec l’idée développée dans cet essai, peuvent agir au niveau individuel  , là où ils sont, avec leurs capacités, leurs moyens, leur enthousiasme. Toutefois la réflexion doit précéder l’action. Quelle que soit la stratégie adoptée, il faudra garder en mémoire que cette dernière ne doit pas mener à une révolution, avec tout le côté violent et destructeur que sous-entend ce terme, mais bien à une lente, délicate et très difficile évolution vers une humanité plus tolérante avec ses semblables et avant tout plus respectueuse des lois de la Nature.


Que peut-on faire au niveau individuel pour éviter le pire aux générations futures ?

Tout est encore à faire ! Tous les talents, les énergies, les enthousiasmes peuvent participer sans aucune restriction à cette mission dans la mesure de leurs moyens.Certes, les diverses et variées occupations familiales, ajoutées à l’asservissante spirale production-consommation-travail et celle des loisirs qu'elle génère,  laisse peu de temps pour méditer sur l’avenir des  futures générations. Si au moins chacun d'entre nous pouvait ne pas se désintéresser de la menace potentielle décrite dans ce livre et, si en plus, un noyau de la population pouvait activement s’informer, réfléchir, discuter et agir, alors tous les espoirs  d'un avenir moins sombre, voire meilleur, seraient encore permis.

Il est vrai que, pour le moment, il n’y a pas d’évidence frappante qu’une catastrophe mondiale puisse nous surprendre dans un avenir relativement proche. Ce n'est pas une raison pour ne rien faire. Profitons justement de ce calme relatif pour construire l'avenir. Attendre que la catastrophe commence à nous toucher  sera à coup sûr trop tard pour agir.

Concernant la stratégie proposée dans cet essai et l’action individuelle que vous pouvez lui apporter, dépend de votre enthousiasme. Il existe  plusieurs cas de figure :

A) Vous y êtes opposé ou vous n’y croyez pas vraiment.

Vos arguments sont intéressants. Exprimez-les dans des livres, sur Internet, dans la presse, dans des conférences-débats, sur les médias. Vous pouvez aussi vous exprimer sur notre le forum de "ceremovi.org" particulièrement dédier à ce projet. Evitez la polémique. Evitez de couper les cheveux en quatre. La beauté de la rhétorique ne doit pas éclipser la clarté du raisonnement, nous n’avons plus assez de temps pour cela. Proposez éventuellement d’autres solutions ou alors expliquez pourquoi la stratégie du développement durable ou du statut quo sont, contrairement à ce qui est dit dans cet essai, une solution à la fois efficace, pérenne et mondiale.

B) Vous trouvez la stratégie proposée dans cet essai intéressante mais, à vos yeux, elle comporte trop de points qui risquent  de la faire échouer.

Une fois encore exprimez votre avis sur tous les fronts possibles dont notre forum. Soulignez les points faibles de cette idée et donnez votre opinion sur ce qui devrait être amélioré, révisé ou approfondi.

C) Vous pensez que la stratégie des CEREMOVI est suffisamment intéressante pour vouloir prendre une part active à sa construction afin qu’elle puisse devenir, dans un premier stade, une utopie réalisable.

 Dans ce cas, les tâches sont aussi nombreuses que variées. Voici une liste non  exhaustive:

  • Faire connaître cette idée en la mentionnant autour de vous, en intervenant dans les forums dont le nôtre, les groupes de discussions et les médias. Partagez cette idée avec vos professeurs, vos élus locaux, dans vos groupements écologistes, politiques, artistiques, etc. Vous pouvez aussi étudier sérieusement cet essai, refaire les calculs, les améliorer, puis faire ensuite des conférences sur le sujet, ici et là ou écrire des articles, des livres. L'auteur est à votre disposition pour réunir des séminaires de formation pour ceux désireux de donner des conférences sur le sujet de ce livre. Pour ceux, non rebutés par les aspects techniques et mathématiques, l'auteur leur conseille de consulter les compléments de ce livre dans le site "ceremovi.org".
  • Traduire ce livre dans votre langue maternelle, l'éditer, le diffuser et promouvoir l'idée dans votre pays. Vous devrez respecter le droit moral de l'auteur mais vous pourrez bénéficier de tout ou d'une partie de ses  droits patrimoniaux. Ceux intéressés peuvent prendre contact avec l'auteur via le forum sur le site "ceremovi.org"
  • Le principe des CEREMOVI, si appliqué, nécessite des modifications importantes des constitutions nationales tout comme des modifications non moins importantes du droit international. Ces problèmes ne peuvent être étudiés qu’au niveau des grandes écoles, des universités et des grandes institutions internationales. Les professeurs et les candidats aux degrés de master ou de doctorat seraient  bien inspirés s’ils voulaient bien s’intéresser à ces sujets, certainement très ardus.
  • Il existe encore bien d’autres sujets concernant la faisabilité du concept des CEREMOVI qui devraient être étudiés au niveau universitaire. Citons comme sujet difficile, celui de la perméabilité des CEREMOVI entre elles et avec le milieu commun les reliant les unes aux autres. En d’autres termes, étudier comment les CEREMOVI pourront s’inscrire dans le tissu national au cours de leur progression. Ou encore, qu’elle devrait être, au sein du territoire national, la proportion de territoire commun. Comment devra être géré ce territoire et certains services comme les axes de communications, les instituts hautement spécialisés, les universités etc… et sans oublier l'intégration des CEREMOVI  dans la constitution nationale ? 
  • Des expériences, même à toute petite échelle, pourraient être entreprises pour tester la faisabilité d’une petite communauté rurale ou urbaine à tendre vers l'auto-suffisance  en termes de nourriture, d’eau potable et d’énergie. Ces expériences pourront être basées sur celles très intéressantes et déjà existantes des initiatives de transitions ou celle des écovillages, des permacultures, ou des communautés telles les Amishs aux Etats-Unis.
  • Des groupes d'écoles d'ingénieurs et leurs sociétés professionnelles pourraient mettre au point un protocole standardisé pour calculer le REEI.
  • Les étudiants des écoles d’ingénieurs pourraient calculer comment les installations d'énergies renouvelables pourront se renouveler en l’absence d’énergie fossile et fissile. Par exemple, ils pourraient estimer quelle fraction de l’énergie totale produite par une éolienne devra être utilisée pour la remplacer intégralement. Ce calcul, qui est celui du REEI,  devra tenir compte de l’énergie nécessaire pour son démantèlement, pour le recyclage de ses matériaux, pour la reconstruction d’une nouvelle éolienne de même puissance et pour son fonctionnement. Voir des complément d'informations dans "ceremovi.org". Idem avec les autres énergies solaire, géothermique, etc. Ces estimations devraient permettre d’évaluer le débit d’énergie que pourrait assurer un pays aux alentours de la fin de ce siècle, au cas où ce dernier serait privé des sources d’énergies fossiles et fissiles. Cette estimation devrait permettre d’évaluer le taux de décroissance minimum des activités humaines soutenues par l'énergie exogène.
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