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Gaz de schiste et hydrate de méthane
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SUJET: Gaz de schiste et hydrate de méthane

Gaz de schiste et hydrate de méthane il y a 4 ans, 11 mois #101

  • Niederer
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Un jour, dans le train, j'ai eu l'occasion de parler avec un étudiant en économie de l'Université de Lausanne. A mon argument qu'un jour nous risquons d'être à court de flux d'énergie pour maintenir le niveau de complexité de nos sociétés mondialisées, j'ai eu pour toute réponse un rire moqueur suivi d'une affirmation à la fois doctorale et compatissante " Mais voyons mon cher Monsieur, l'énergie ne sera jamais un problème. Regardez, il y a le Soleil, le vent et puis, en matière d'énergie fossiles nous sommes loin d'en manquer. Ne vous tracassez pas, le génie humain a toujours trouvé des solutions à tout. Le problème n'est pas là ". Ah bon, dis-je d'un air innocent, où serait-il alors? "Mais dans les investissement pour la recherche. Grâce à eux la créativité ne cessera jamais et donc aussi le progrès vers uns vie qui ne pourra que s'améliorer."
J'étais navré devant tant de naïveté, mais je savais bien qu'il ne faisait que répéter ce qu'on lui avait enseigné. Malgré toute son assurance, le pauvre garçon ne savait pas trop comment définir l'énergie et encore moins un flux d'énergie exogène. De la Nature, il n'avait retenu que l'interprétation de la loi darwinienne sur la survie du plus apte.

A écouter mon compagnon de voyage, notre civilisation devrait avoir encore des beaux jours devant elle car ce ne sont pas les investissements dans la recherche qui manquent. Il y en a tellement, qu’on peut se permettre de rechercher n'importe quoi et tout azimut, sans s’embarrasser d’un idéal philosophique ou d’une éthique. Par exemple, des investissements considérables ont été - et sont toujours - alloués pour prouver que les gaz à effet de serre provenant des énergies fossiles nous mènent droit vers l'apocalypse climatique. Simultanément, dans les mêmes universités, d'autres fonds considérables de recherche sont investis pour exploiter de nouvelles sources d'énergies fossiles, dites non conventionnelles.
Parmi elles, il y a les fameux gaz de schiste

fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_de_schiste
www.notre-planete.info/actualites/actu_2639_gaz_schiste.php

dont la France regorgerait et qui fait actuellement couler beaucoup d'encre.

www.20minutes.fr/planete/651632-planete-...e-gaz-schiste-france
www.rue89.com/2012/09/14/demain-des-gaz-...histe-propres-235321

D'autres recherches visent le plus long terme avec la possibilité d'exploiter les hydrates de méthane dans les fonds marins.

fr.wikipedia.org/wiki/Hydrate_de_m%C3%A9thane
www.manicore.com/documentation/serre/hydrates.html
www.bulletins-electroniques.com/actualites/70057.htm
www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s3/hydrates.methane.htm


Si ces nouvelles sources d'énergies sont exploitées comme prévu ou du moins comme espéré, elles ajouteront des quantités considérables de gaz à effet de serre. Ces recherches sont donc en complète contradiction avec celles qui ont donné naissance au dogme soutenu par le GIEC et l'ONU concernant l’énorme danger de tels gaz. Est-ce que pour autant le GIEC et l'ONU se sont opposés à l'exploitation de ces nouvelles sources d'énergies fossiles? Pas à ma connaissance car les investissements pour la recherche n'ont pas d'éthiques particulières. Une "bonne recherche" doit, d'une manière ou d'une autre, contribuer à la croissance économique, c’est le seul point qui compte. Peu importe les conséquences à moyen terme de cette croissance supposée infinie.
Ce manque de philosophie et de bon sens de nos élites intellectuelles et de nos dirigeants les font agir comme des schizophrènes. D’un coté, ils prêchent pour une amélioration croissante de la condition humaine grâce aux avancées des techno sciences. De l’autre, ils mettent sciemment les générations futures à risque d’une horrible catastrophe. Et cela parce que la science est plus que jamais sans conscience. A la question. : y–a-t-il un pilote dans l'avion pour conduire l'humanité à bon port ? La réponse serait : Pas vraiment! L'équipage, supposé être aux commandes de notre civilisation, est une entité insaisissable aux plusieurs visages. Il a un coté brillant, génial, entreprenant, imaginatif, créatif, hyper actif, volontaire, séduisant. Mais ces qualités sont ruinées par ses terribles défauts parmi lesquels l’orgueil, la vanité, l’ambition, l’égoïsme, la cupidité, l’hypocrisie, la malhonnêteté, la lâcheté, la tromperie, la violence. Imbu de lui-même, il se croit autorisé à naviguer d'une manière irresponsable, sans plan de vol et sans visibilité. Pas de doute qu'avec un tel équipage les chances d'arriver à bon port sont plutôt faibles. Pourtant la plupart de ses passagers reste pour le moment encore calme. Après avoir été sur-occupé pendant la journée, ils somnolent béatement devant leur TV,repus et gavés. Leur destination ? Ils s’en fichent royalement et d'ailleurs n'ont pas le temps d'y penser. Ce qu'il veulent c'est du bonheur ici et maintenant, même du frelaté. Ils veulent du spectacle, de la distraction, du rêve, du changement dans la continuité, de l'inutile, du clinquant, des ragots et des scandales pour rigoler un peu, mais surtout pas d’efforts gratuits, ni d’initiatives qui pourrait gâcher la quiétude du vol. Le personnel de bord, chargé d’assurer un beau voyage, a été spécialement formé pour subvenir à tous leurs désirs… pour autant qu'ils puissent se les offrir.

Certains passagers sont tout de même enclins à s'intéresser aux nouvelles technologies et lisent des revues spécialisées. Ils apprennent entre autres que les compagnies en charge d'exploiter les gaz non conventionnels et en particulier les gaz de schiste, prétendent que leur potentiel énergétique global serait de 4 fois supérieures à celui des gaz conventionnels.
Mieux encore, les compagnies en charge d'exploiter les hydrates de méthane prétendent que les réserves mondiales de cette source d'énergie équivalent à l'ensemble des sources d'énergies fossiles conventionnels à savoir tout le pétrole, le gaz conventionnel et le charbon.
Alors pourquoi s’inquiéter de l’avenir ?

Il y a cependant plusieurs choses que les représentants de commerce de ces techniques passent sous silence, à savoir :
- Ce n'est pas tant la dimension du réservoir d'énergie primaire qui est important, mais le flux d'énergie utile (ou final) qu'il est possible d'en retirer. Pour cela, il faut au moins connaître la valeur du REEI de l'opération. Voir chapitre 4, page 59 du livre "Effondrement puis métamorphose " et le site www.ceremovi.org/difficultes-destimer-la-valeur-des-reei ...
- Pour qu'il n'y ait pas de mise en danger des structures vitales de notre civilisation, il faut que la croissance mondiale des flux d'énergie utiles provenant des énergies fossiles non conventionnelles compense d'une manière synchrone les pertes mondiales de flux d'énergie utiles provenant des énergies fossiles conventionnelles. (Voir chapitre 8 du livre précité)
- Il n'y a aucune raison de penser que le taux d'extraction de ces nouvelles sources d'énergies échappe à la loi des rendements décroissants. Ainsi leurs courbes d'extraction auront, comme pour les énergies fossiles conventionnelles, une courbe en forme de cloche (plus ou moins arrondie à son sommet). Cela signifie qu'à un moment donné, le taux d'extraction de l'ensemble des énergies fossiles conventionnelles et non conventionnelles atteindra un pic globale de production pour décroître ensuite rapidement une fois ce pic passé. D'après mes estimations (grossières) ce pic serait repoussé au mieux de quelques décennies par rapport à celui concernant les seules énergies fossiles conventionnelles.

Si tel était le cas, la première partie du dilemme technique mentionné au chapitre 6 du livre précité et s’énonçant ainsi:

Si le flux total d’énergie alimentant les sociétés complexes mondialisées devait décroître sensiblement et durablement, ces sociétés finiraient par s’autodétruire, car tout système complexe est irréversible

serait repoussé au mieux de quelques décennies.

Alors que la deuxième partie de ce dilemme qui dit :

Si, au contraire, les flux d’énergie, quelles que soient leurs provenances, devaient rester les mêmes ou continuer à croître constamment, les sociétés s’autodétruiraient aussi, mais cette fois par l’altération de la biosphère sans laquelle l'Homme ne peut exister.

serait très probablement avancé de quelques décennies aussi.

En conclusion, la découverte et l'exploitation de ces nouvelles sources d'énergies ne nous épargneraient pas de l'effondrement de notre civilisation. Elles ne feraient que le reculer un peu, mais en le rendant encore plus dramatique et plus rapide.
Dernière édition: il y a 4 ans, 10 mois par Niederer.

Re: Gaz de schiste et hydrate de méthane il y a 4 ans, 10 mois #117

  • GE01
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Je vois que vous subissez des attaques permanentes sur votre site par des intrus américains. Heureusement que votre web master les purge très vite. C'est très bien.

Pour revenir à notre sujet,je suis entièrement d'accord avec vous quand vous mettez en relief l'inconsistance de nos responsables sur leur politique énergétique et climatique. Comme vous, je pense que la seule chose qui compte pour eux est le maintien de la sacro-sainte croissance économique. Pour le reste, le monde dit intelligent, pardonnez-moi l'expression, s'en fout complètement.
Je vous suis aussi complètement dans votre allégorie de l'avion, de son équipage et de ses passagers.
Allons-nous nous réveiller avant la catastrophe ? That is the question !
Dernière édition: il y a 4 ans, 10 mois par GE01.

Re: Gaz de schiste et hydrate de méthane il y a 4 ans, 10 mois #121

  • Alba
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Réponse à Niederer

Il est vrai que l'information que nous recevons sur ces nouvelles sources d'énergies manque notablement de précision. Que veut dire par exemple "nous avons encore pour x années de pétrole" ou "nous avons du gaz de schiste en suffisance pour les 200 prochaines années". A mes yeux, cela ne veut rien dire du tout. Dans ce cas vaudrait mieux ne rien dire.
De votre côté, vous prétendez que l'exploitation intensive des gaz non conventionnels ne ferait reculer le pic globale d'extraction des énergies fossiles que de quelques décennies. Nous serions bien heureux de connaître comment vous êtes arrivés à cette conclusion. Merci pour votre réponse.
Dernière édition: il y a 4 ans, 10 mois par Alba.

Re: Gaz de schiste et hydrate de méthane il y a 4 ans, 10 mois #193

  • Niederer
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Oui Alba, vous avez entièrement raison, dire que nous avons du carburant pour encore x années ne veut rien dire du tout pour plusieurs raisons.

Comme je l'ai répété plusieurs fois, ce n'est pas la dimension du réservoir d'énergie qui compte, mais bien ce qu'il est possible d'en retirer comme flux annuel d'énergie finale. Ensuite il faut comparer cette offre de flux à la demande annuel d'énergie. Si l'offre est supérieure à la demande, il peut y avoir croissance. Si l'offre est égale à la demande le système est stable. Si l'offre est nettement en dessous de la demande, quelque soit la quantité restante d'énergie dans les réservoirs, toute le système économique est en difficulté.
Le contenu du réservoir mondial en énergie primaire est évalué par les compagnies pétrolières qui seules ont des moyens techniques de le faire. Cette quantité est évaluée avec plus ou moins de précision, mais honnêtement, par des géologues spécialisés et compétents. Leur valeur est ensuite corrigée par les services commerciaux des compagnies pétrolières pour satisfaire des stratégies commerciales ou politiques. Si bien que la valeur annoncée par les compagnies pétrolières sur la quantité d'énergie primaire de tel ou tel combustible pourrait facilement varier du simple au double par rapport à l'évaluation des géologues.

Mais le plus grand écart se situe dans l'évaluation du flux annuel d'énergie finale qu'il est possible de retirer de ces gisements. Outre les inconnues sur les difficultés techniques non prévues rencontrées sur le terrain, il y encore celles liées aux instabilités politiques (guerres, opposition de mouvements écologistes, etc.) et surtout à l'ignorance quasi-totale de la valeur du REEI liée au processus de l'extraction du combustible primaire et de sa transformation en énergie finale puis de sa livraison jusqu'au consommateur.
Petit rappelle: le REEI , nous renseigne sur la quantité d'énergie finale obtenue par l'exploitation d'un puits par rapport au total de l'énergie toute catégorie qu'il aura fallu dépenser pour son exploitation. A cause des rendements décroissants, le REEI des premiers puits exploités est supérieur à ceux exploités sur le tard. Par exemple, au début du XX siècle, il fallait dépenser environ une unité d'énergie dans l'exploitation d'un puits de pétrole pour en recevoir 100 en retour (dans ce cas le REEI = 100/1 =100). De nos jours, il faut dépenser plus de 12 unités d'énergie pour obtenir le même résultat. (REEI = 100/12 = 8,3). A ma connaissance, aucune estimation du REEI a été faite pour les gaz de schiste et encore moins pour les hydrates de méthane. Fort probable que le REEI de ces deux carburants soient plutôt faibles.

Venons en maintenant à ma déclaration comme quoi l'exploitation des gaz de schiste et des hydrates de méthane ne déplacerait le pic globale de l'ensemble des énergies fossiles que de quelques décennies. En d'autres termes cela signifierait que les risques d'effondrement lié à la première partie du dilemme qui dit "si le flux total d’énergie alimentant les sociétés complexes mondialisées devait décroître sensiblement et durablement, ces sociétés finiraient par s’autodétruire, car tout système complexe est irréversible" serait reculer d'autant.


Photo_2012-11-09-2.jpg



La courbe B-C-D de la figure 1 ci-dessus donne le flux annuel et mondial d'énergie finale en fonction des années pour toutes les énergies fossiles conventionnelles (pétrole,gaz, charbon). Elle est extraite du chapitre 8 de mon essai "Effondrement puis métamorphose"
Dans ce graphique, voir les explications dans mon livre, le pic se situerait aux environs de la moitié de ce siècle.


Photo002.jpg




Dans la figure 2 ci-dessus, on retrouve la courbe B-C-D de la figure 1 qui est maintenant marquée par la lettre A. La courbe en cloche à droite du graphe (courbe B) est l'estimation grossière et très optimiste de la contribution du flux annuel d'énergie finale provenant de l'exploitation des gaz de schiste dans le monde. La courbe C est l'addition des deux courbes A et B. Elle représente la contribution au flux annuel mondial d'énergie finale de toute les énergies fossiles conventionnelles plus celle provenant du gaz de schiste. On s'aperçoit que l'exploitation intensive de ces gaz dans le monde reculerait le pic globale de l'ordre d'une dizaine d'années.


Photo003.jpg


A la figure 3 ci-dessus correspond le même exercice, mais cette fois on ajoute la contribution possible de l'exploitation des hydrates de méthane à la courbe C du graphique précédent (énergie fossiles conventionnelle +gaz de schiste). Certain auteurs ont déclaré que l'exploitation des hydrates de méthane pourrait apporter autant d'énergie que les énergies fossiles conventionnelles nous auront apporté tout au long de leurs exploitations. Peut-être que cela pourrait être une hypothèse raisonnable au niveau de l'énergie primaire mais certainement pas au niveau de l'énergie finale. Mais pour éviter toutes polémiques et avoir une attitude positive, j'ai considéré que les hydrates de méthane sous marins, qu'on ne sait pas encore exploiter au niveau industriel, pourrait démarrer aux environs des années 2030 et apporter un flux d'énergie finale comparable à celui donné par l'ensemble des énergies fossiles conventionnelles. C'est bien sûr une hypothèse très optimiste. Malgré cela le pic global serait atteint vers les années 2070, soit un recul d'une vingtaine d'année par rapport au pic globale des seules énergies fossiles conventionnelle. Certes, la chute du flux d'énergie n'atteindrait plus les abysses des courbes A ou C de la figure 2 mais descendrait pratiquement de moitié en l'espace d'une cinquantaine d'années. Cette chute pourrait être suffisamment forte pour perturber gravement toute l'économie mondiale, voire à la limite déclencher son effondrement. Si nos responsables étaient, malgré toutes ces difficultés, capables de maîtriser la situation entre 2070 et 2120, le seraient-ils encore après le deuxième pic situé vers les 2175?

Soyons à nouveau optimistes et admettons que, malgré tout, nos politiciens et nos économistes soient capables de maîtriser, au point de vue socio économique, la décroissance après 2070 et celle après 2175. Mais qu'en serait-il du fragile équilibre de la biosphère ? Ne risquerait-on pas, avec l'apport des gaz de schiste et des hydrates de méthanes, de déplacer cet équilibre dans une zone mortelle pour les humains ?
Nous l'avons déjà dit : c'est principalement l'accumulation du total des activités humaines qui perturbe l'équilibre de la biosphère. La surface sous la courbe (C+D) de la figure 3 est proportionnelle à ce total. Quel que soit la précision de cet exercice, nous pouvons dors et déjà conclure que ce total sera multiplié par un facteur élevé par rapport à celui obtenu jusqu'à maintenant.
Mais ce n'est pas tout. En plus des activités humaines proprement dites, il y a encore la pollution physique et chimique directement liés aux sources d'énergie utilisées. Cette pollution est d'autant plus grande que le REEI de la transformation d'énergie primaire en énergie utile est faible. Tout porte à croire que le REEI pour les gaz de schiste et les hydrates de méthane sera faible. Voyant déjà à quel point nous avons déséquilibré la biosphère en 150 ans, nous pouvons avoir de sérieux soucis quant à l'avènement que la seconde partie du dilemme qui dit "Si, les flux d’énergie, quelles que soient leurs provenances, devaient rester les mêmes ou continuer à croître constamment, les sociétés s’autodétruiraient …, mais cette fois par l’altération de la biosphère sans laquelle l'Homme ne peut exister".

Ainsi, quoi qu'on fasse, le problème de la croissance ou le maintien de la complexité de notre civilisation devient une impossibilité physique. Le développement durable (pour plusieurs générations) est un rêve, une vue de l'esprit, un faux espoir. Pire, le risque de l'effondrement de notre civilisation ne fait qu'augmenter avec le temps.

Re: Gaz de schiste et hydrate de méthane il y a 4 ans, 10 mois #194

  • Alba
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Ok, l'argumentation est bien construite mais pas toutes les possibilités n'ont été passées en revue. Par exemple:
1°) Rien ne nous oblige à croire que la production annuelle d'extraction d'énergie fossiles conventionnelles, non conventionnelles ou les hydrates de méthane présenteront tous des pics aussi pointus que ceux que vous avez dessiné. Au lieu d'un pic nous pourrions avoir des plateaux plus ou moins longs comme cela semble se passer pour l'extraction du pétrole mondial.
2°) La dépression du flux d'énergie entre les gaz de schiste et les hydrates de méthanes, qui se situerait d'après vous autour de l'année 20120, pourraient être comblées par les énergies renouvelables (si on s'y prend suffisamment tôt) ou même par la fusion nucléaire, voire même part d'autres sources d'énergies pas encore découverte.

Pour ce qui est de l'estimation du REEI, je suis bien d'accord. Tant que ces valeurs ne nous seront pas connues, aucune stratégie énergétique à long terme ne pourra se faire. Déterminer ces valeurs sans pressions des économistes et des industriels est un problème majeur. Peut-être que votre idée de "Comités " discutée avec GE01 dans la rubrique Ceremovi dans (Métamorphose) n'est pas totalement sans fondement. La difficulté sera bien de mettre sur pied de tels "Comités".

Pour être tout a fait franc avec vous, je conteste un peu vos idées mais sur le fond je suis aussi persuadé que l'effondrement de notre civilisation est inévitable, d'ailleurs pas seulement à cause des problèmes énergétiques.

Re: Gaz de schiste et hydrate de méthane il y a 4 ans, 10 mois #195

  • Niederer
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Oui Alba , une fois de plus vous avez entièrement raison. Il est fort probable que les pics de productions d'énergies fossiles soient en réalité des plateaux. Du moins pour les énergies primaires. Il y toutefois peu de chance que ces derniers soient très long. Peut-être 10-20 ans, mais à mon avis guère plus, bien que je n'ai aucun argument scientifique pour justifier cette estimation.
Un plateau peut être aussi un pseudo plateau du à un ralentissement du taux annuel d'extraction à cause, par exemple, d'évènements politico-économiques. Dans ce cas nous aurions un pic tronqué, mais rien ne serait changé pour autant.
Le grand problème est que les informations que nous avons à notre disposition sont trop manipulées par des intérêts de toutes sortes pour connaître avec précision les courbes d'extraction annuelle des énergies fossiles en fonction du temps. Par exemple, quand on parle du pic pétrolier, il n'est pas toujours très clair de quel type de pétrole il s'agit et qu'est-ce qu'on inclue dans ce vocable. Ainsi, en ajoutant au pétrole conventionnel les pétroles non conventionnels comme les huiles extra lourdes, les sables asphaltiques, et les schistes bitumineux, on peut transformer un pic en un plateau quand on se limite à ne considérer que l'extraction annuelle d'énergie primaire. Si on s'occupe d'énergie finale, comme dans mes graphiques, alors un pic est plus vraisemblable, à cause de la valeur faible du REEI des pétroles non conventionnels en matière d'apport d'énergie. Quoiqu'il en soit, même s'il y avait un plateau, le problème de la première partie du dilemme, mainte fois citée dans mon ouvrage et sur ce forum, serait repoussée de la longueur du plateau. Par contre, la deuxième partie du dilemme pourrait être avancé d'autant. En conséquence, l'existence d'un plateau, même très long, ne nous épargnerait pas de l'effondrement de notre civilisation.

Pour ce qui est de votre deuxième point, c'est-à-dire la possibilité de combler la dépression des flux d'énergie après le premier pic par d'autres sources d'énergies, ma réponse serait: Pourquoi pas, bien que la probabilité soit faible. Mais en supposant que ce soit possible, nous n'aurions pas résolu pour autant le risque d'effondrement, car ce dernier ne fera qu'augmenter du à la deuxième partie du dilemme.

Vous avez encore raison quand vous pensez que l'effondrement de notre civilisation est inévitable. Les seules inconnues sont quand, comment et avec quelles conséquences pour l'humanité. Le désintérêt total à ces questions par nos élites et nos responsables politiques n'augure rien de bon.
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